Test du Wiko Cink Five – un nouveau low-cost ultra-performant

 

Au regard du succès commercial remporté par Wiko tout au long de l’année 2012 et 2013, je pense qu’il est désormais inutile de présenter l’importateur marseillais à l’origine de l’introduction en France des Wiko Cink Peax, Wiko Cink King, etc.
Autant de bons mobiles importés par la marque et qui ont été, à leur époque (pas si lointaine que ça, moins d’un an), dans le top des ventes de smartphones.

 

Et bien voilà que Wiko remet le couvert et après nous avoir présenté le Wiko Cink Five à l’occasion du salon professionnel Medpi 2013, ce dernier est enfin commercialisé (depuis juin 2013) à un prix très agressif : moins de 200€ sur le web en mobile nu ! (voir la boutique de notre partenaire Materiel.net).

 

Mais le prix, comme vous allez pouvoir le constater à la lecture de ce test (et au visionnage de la vidéo) n’est pas son seul avantage, loin de là.
Et on peut notamment citer la connectivité (double sim) et les performances (dignes d’un très bon moyen de gamme).

 

1. L’esthétique : du phablet à taille humaine
Oui, le Wiko Cink Five est un mobile aux dimensions conséquentes (14,5cm de long x 7,4cm de large x 1,1cm d’épaisseur) et au poids relativement élevé (154 grammes). La chose étant liée à son écran 5 pouces HD Ready qui, bien évidemment, nécessite un châssis ainsi qu’une carrosserie adaptés.
Cependant, ce phablet (terme qui désigne les smartphones de 5 pouces et plus) reste parfaitement utilisable à une seule main, et au pouce, sans avoir à faire une gymnastique particulière (comme vous pouvez le constater dans la vidéo de test).

 

  • Face/avant :
    On retrouve l’incontournable écran de 5 pouces. Au dessus de ce dernier se trouve l’écouteur et la caméra frontale.
    En dessous se situent les 3 touches sensitives rétro-éclairées (dans l’ordre « menu contextuel », « accueil » et « retour »).
  • Dos/arrière :
    On retrouve le cache-batterie pouvant être retiré (lequel possède un revêtement doux au toucher). Ce dernier laisse donc apparaître la batterie, les 2 emplacements pour carte sim, et enfin l’emplacement micro SD.
    A l’arrière toujours, on retrouve le capteur photo (8MP) qui forme une excroissance (impossible d’utiliser le mobile de façon stable sur une table donc) accompagné d’un flash LED, d’une entrée micro secondaire, du haut parleur et bien sûr du marquage Wiko avec une sorte d’effet miroir.
  • Côté supérieur :
    Le jack 3.5 figure en bonne place ainsi que le port micro USB.
  • Côté inférieur :
    Rien à signaler, si ce n’est l’entrée micro primaire.
  • Côté gauche :
    Le bouton contrôle de volume +/- qui tombe plutôt bien sous l’index (ou le pouce si vous êtes gaucher).
  • Côté droit :
    Le bouton on/off qui tombe plutôt bien sous le pouce (ou l’index si vous êtes gaucher).

 

La prise en main de ce mobile est donc tout à fait bonne (et ce pour peu que vos mains soit celles d’un adulte : entre 16 et 20cm) et se glisse dans une poche de jean.
La qualité d’assemblage est tout à fait bonne également, et la rigidité du mobile correcte (bon, cependant, je suis tout de même arrivé à donner une courbure au mobile lors du test de torsion, sans pour autant arriver à quelque chose de dramatique).
A noter que l’utilisation de ce téléphone est agréable, le cache-batterie étant dans un plastique doux (type « soft skin »). Enfin, plusieurs couleurs sont proposées : bleu « velvet » (la version testée), blanc, noir.

 

2. L’image et le son : du très bon, pour son prix
Le Wiko Cink Five est le premier mobile de l’importateur à présenter un écran HD Ready.
Une bonne première tant l’image est effectivement nette (mais pas dénuée de reproche cependant).

 

  • Ecran :
    Il s’agit d’un 5 pouces (soit 12,7cm de diagonale). Un écran de grande taille qui présente l’avantage indéniable de proposer une résolution HD Ready (1280 x 720 pixels). L’image est donc effectivement nette, avec une densité de 293ppp (Pixels Par Pouce, ou encore PPI : Pixels Per Inch en anglais).
    Et bien sûr, l’image est colorée (16 millions de couleurs), lumineuse et relativement contrastée . C’est notamment sur ce dernier point que portera cette remarque : l’écran donne tout de même un sentiment (notion très subjective) de « trop clair », avec une lumière diffusée par les néons de l’écran IPS trop présente.
  • Dalle tactile :
    Rien à redire. Cette dernière exploite une technologie capacitive. Elle est réactive et n’a montrée aucun signe de ralentissement durant le test.
    Et même si elle ne s’agit pas d’une Corning Gorilla (ou plus simplement d’une quelconque vitre anti-rayures et anti-casse) elle présente une certaine rigidité appréciable.
  • Haut-parleur, écouteur, jack 3.5 :
    Le son procuré par le haut-parleur présente une bonne qualité, mais comme tout haut-parleur de mobile, manque de basses… un grand classique en soit.
    Le son fourni par l’écouteur ne souffre d’aucune critique : en conversation téléphonique (et pour peu que le signal soit bien émis/reçu) on entend parfaitement son interlocuteur.
    Quant au jack 3.5, il est à noter qu’il utilise le format OMTP (attention donc à utiliser le bon format), En outre une option (d’ailleurs très mal nommée « BesAudEnh » sans doute pour Bass Audio Enhancer), accessible dans les paramètres du mobile, permet de gérer en automatique « l’amélioration du son » en jack 3.5 (rend le son plus rond, les basses plus présentes).

 

Vous l’aurez compris, sur ces points, le Wiko Cink Five aurait pu être parfait, s’il n’y avait pas eu ce relatif manque de contraste (lumière trop présente) et possède un format de jack 3.5 qui vous obligera à sélectionner attentivement vos casques/écouteurs (ceux fournis avec le mobile sont de faible qualité).

 

3. Les performances : élevées… digne d’un très bon moyen de gamme
Alors oui, le Wiko Cink Five propose un nombre impressionnant de bons points, et les performances en font parties.
A peu de choses près, ce « Five » aurait pu être un début de haut de gamme (2012). Il s’agit donc d’un excellent moyen de gamme (2013) qui propose des performances élevées, encore plus élevées au regard de son prix !

 

  • Antutu :
    Un score digne d’un moyen de gamme qui n’est pas très loin du début des hauts de gamme. Soit donc (+)11.800 points.
  • Quadrant :
    Même chose, un très bon score avec (+)3.900 points.
  • Epic Citadel :
    Le nombre d’images affichées par seconde (FPS : Frames Per Second en anglais) est de 44. Un score tout à fait satisfaisant, qui assure une image fluide… même si rappelons-le, un haut de gamme HD arrive à près de 60fps (tout en étant également 3 fois plus cher).

 

Il est donc tout à fait possible de jouer aux derniers jeux 3D à la mode, d’utiliser les applications les plus gourmandes, etc.
Des résultats, liés au triptyque de composants que sont le processeur (CPU) 1.2GHz quatre-cœurs (CortexA7 – MT6589), la mémoire vive (RAM) de 1Go et un processeur graphique PowerVR SGX 544MP.
Et pour ce qui est de la mémoire de stockage, Wiko revendique un 4Go de mémoire qui se transforment en 2,74Go (1,66Go pour les applis/jeux + 1,08Go pour les films/mp3). Heureusement, un emplacement micro SD permettra d’ajouter jusqu’à +32Go, ouf !

 

4. La connectivité : complète… sauf la 4G
La connectivité est aussi un point fort de ce mobile, et si on excepte la 4G (couverture encore assez « moyenne » en France) et le NFC (usage encore trop peu répandu) on a ici un smartphone qui est tout à fait méritant.
Le Wiko Cink Five est donc un GSM quadribandes et un H+ tribandes (HSPA+ 21mbps).
A cela s’ajoutent le WiFi, Bluetooth (4.0), a-GPS, micro USB (avec USB OTG), micro SD, jack 3.5 (OMTP)… et surtout 2 emplacements pour cartes SIM.

 

  • Double-sim :
    Un grand classique pour Wiko… car, je le rappelle, tous les mobiles de la marque sont dotés de 2 emplacements pour cartes SIM.
    Et comme toujours chez Wiko, il s’agit d’un « dual sim stand-by ». En clair, si 2 appels sont reçus sur l’une et l’autre des cartes sim, l’un des 2 tombera automatiquement sur le répondeur.
    Pour le reste, la gestion est extrêmement simple. Une fonction « Gestion SIM » étant proposée dans les « Paramètres » du mobile.
    Elle permet de modifier le nom/couleurs des icônes de chacune des cartes, d’attribuer des contacts à l’une ou l’autre en particulier, de faire en sorte que l’une ou l’autre des 2 cartes émette tous les appels, idem pour les SMS… et de faire en sorte que la carte sim 1 ou 2 (ou aucune) soit utilisée pour les données cellulaires.
    C’est simple, efficace… et ça fonctionne très bien.

 

Côté accroche réseau, qui est un point souvent oublié sur les Smartphones (qui sont pourtant des téléphones avant tout) elle est tout à fait bonne.
L’accroche (fix) satellitaire a été une bonne surprise. Rapide et efficace, la localisation permet enfin d’utiliser agréablement un logiciel de navigation (ce qui nous fait oublier nos précédents déboires avec le Wiko Cink Peax et le Wiko Cink King).
Reste qu’il arrive fréquemment, alors que les cartes sim utilisées peuvent être celles d’un même opérateur (ce qui est mon cas) avoir 2 niveaux (nombre de barres) différents. Mais rien d’inquiétant, car au final tout fonctionne toujours au mieux.

 

5. Le système d’exploitation : Android… pur de dur
Ah, oui, ça, on ne peut pas dire que Wiko fasse de la surcouche.
Au mieux, le système d’exploitation (Android) est légèrement retravaillé graphiquement, avec un fond d’écran et quelques icônes au look spécifique.
Mais on ne retrouve aucune fonctionnalité spécifique Wiko… ce qui fait qu’au final, on reste en présence d’un Android quasi-brut de décoffrage.

 

  • Système d’exploitation :
    Rien à redire bien sûr puisqu’il s’agit d’un Android 4.1.2 « Jelly Bean ». Performant, ce dernier est totalement personnalisable (look, jeux, applications, contenu), notamment grâce à l’incontournable accès au Play Store (renommé Google Play).
  • Surcouche :
    Bon, comme évoqué, c’est un sujet rapide à traiter, car au final, mis à part le fond d’écran et les icônes, Wiko n’a touché à rien…

 

6. L’usage : perso, pro, les 2… à vous de choisir
La particularité des mobiles double sim réside dans la polyvalence de ces derniers.
Polyvalence, car tout simplement, les 2 emplacements des cartes sim permettent de gérer (exemple) une ligne professionnelle et une ligne personnelle.
A cela s’ajoute qu’Android est un système d’exploitation souple et complet qui permet, par exemple, de consulter ses emails, surfer sur Internet, jouer au dernier jeu 3D à la mode, écouter de la musique, regarder un film, etc.

 

  • Appareil photo :
    Bonne surprise, pour moi qui suis généralement très critique avec les capteurs des Smartphones.
    On a ici un 8MP réactif, avec un bon autofocus, un mode rafale convaincant (série de 40 photos), un flash efficace, etc.
    Certes, on est loin de la qualité d’un boîtier reflex (ou même d’un très bon hybride), reste que le résultat est tout à fait satisfaisant, à un détail près : toujours cette fâcheuse tendance à surexposer les photos (et donc leur donner un ton très blanc/clair).
    Et n’oublions pas que le WCF dispose d’une caméra frontale de 2MP indispensable à la visio notamment.
    Echantillon photo n°1 :  voiture miniature à la lumière du jour.

 

7. Les autres points : Autonomie et DAS
L’autonomie sera sans doute le point faible de ce Wiko Cink Five, comme il est le point faible de tous les Smartphones actuels.
Car avec une batterie de 2000mAh et ses performances élevées, le WCF aura du mal à dépasser 1 jour d’autonomie (à moins de le laisser en veille, sans l’utiliser).
L’écran en lui-même sera sans doute le principal consommateur d’énergie du mobile… et pour peu que vous soyez un gamer, ou bien un accro aux emails/SMS, attendez vous à devoir recharger souvent… très souvent.
Le DAS (Débit d’Absorption Spécifique) est une bonne surprise, avec un niveau plutôt bas de 0,639w/kg !

 

En conclusion, oui, le Wiko Cink Five est clairement l’un des mobiles du moment.
Je le recommande, si bien évidemment, vous êtes à la recherche d’un mobile abordable (moins de 200€ en mobile nu) et cependant performant.

 

Doté d’un excellent rapport qualité+performances/prix, on ne peut qu’être satisfait de la progression (amélioration de la finition, choix des composants, etc.) que connaît l’importateur, ou du moins, le fabriquant (Tinno, marque 100% chinoise).

 

Et pour ne rien gâcher bien sûr, son écran HD Ready et sa gestion double-sim sont 2 véritables points forts très sympathiques.

 

Aucun doute, Wiko tient ici un mobile doté d’un très gros potentiel : encore un best-seller ?

 

 

 

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