Volvo fait partie des acteurs importants de la conduite autonome. À ce titre, le constructeur automobile suédois vient de réaliser une annonce qui va conduire à une petite révolution dans le domaine de l’automobile : Volvo engagera sa responsabilité en cas d’accident impliquant une de ses voitures autonomes.

Volvo intellisafe

La voiture autonome crée de nouveaux usages et soulève de nouvelles questions qui nécessitent de s’y intéresser de près. On pense notamment aux questions éthiques que nous avions déjà abordées au sein d’un sujet sur l’automobile autonome (lors d’un choc inévitable, vers qui ira la voiture autonome si elle en a le choix : le motard avec un casque ou le cycliste sans casque ?). Mais il y a également la question de la responsabilité. En effet, qui sera responsable lors d’un accident ? Le « conducteur » qui n’a pas de volant entre les mains, une assurance contractée par l’utilisateur de la voiture ou le constructeur qui crée les algorithmes régissant les comportements de la voiture ? Afin de créer le débat et de faciliter l’intégration de la voiture autonome dans nos vies, Volvo vient de réaliser une annonce importante dans le domaine : le constructeur suédois assumera l’entière responsabilité en cas d’accident impliquant l’une de ses voitures autonomes.

C’est une nouvelle très intéressante qui risque bien de redistribuer les cartes dans le domaine de l’automobile. En effet, les autres constructeurs suivront sûrement la position de Volvo afin d’accélérer l’adoption des voitures autonomes. Dans le cas inverse, les conducteurs pourraient être méfiants vis-à-vis de ces voitures qui prennent des décisions toutes seules. Pourtant, comme on le voit depuis de nombreux mois avec les rapports publiés par Google, les voitures autonomes prennent bien souvent des décisions plus sages et sécurisantes qu’un conducteur humain. Les assureurs ne seront toutefois pas perdants puisque les constructeurs automobiles assureront leurs voitures à la place des conducteurs.

 

La question de la législation

Volvo souhaite également que les États-Unis harmonisent leur législation sur les voitures autonomes afin de ne pas se retrouver comme en Europe avec des systèmes de régulation différents d’un pays à l’autre. De plus, les États-Unis peuvent plus facilement imposer une loi qui s’appliquera dans tous les États, afin de faciliter les tests des voitures autonomes et par la suite leur commercialisation. En France, on attend toujours l’ordonnance qui permettra à tous les constructeurs de réaliser des tests grandeur nature sur les routes ouvertes comme peut le faire actuellement le groupe Peugeot – PSA.

Comments

comments

Vous aimerez aussi :

  1. Les voitures autonomes s’apprêtent à prendre la route en France
  2. Voitures autonomes : PSA Peugeot Citröen et Google fignolent leurs prototypes
  3. Chez Google, la branche responsable des voitures autonomes a maintenant un PDG
  4. Parrot s’associe à Volvo pour toujours plus d’automobiles intelligentes
  5. Apple Project Titan : la voiture autonome sur les rails