Après un nouveau tour de table, Uber a réussi à récolter environ 5 milliards de dollars dont 3,5 milliards en provenance du fonds d’investissement souverain d’Arabie Saoudite.

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Uber a annoncé, mercredi 1er juin, avoir levé 3,5 milliards de dollars (sur 5 milliards au total), soit 3,1 milliards d’euros, auprès du fonds souverain d’Arabie saoudite, le Public Investment Fund (PIF). Une nouvelle récolte qui porte la valeur totale de l’entreprise à plus de 60 milliards de dollars, et qui offre au PIF un siège au conseil d’administration d’Uber et environ 5 % du capital de l’entreprise.

Mais ce n’est pas la première fois qu’un fonds souverain entre au capital de la firme puisque celui du Qatar avait déjà investi avant lui. Travis Kalanick, le fondateur d’Uber, a indiqué : « Notre expérience en Arabie saoudite est un excellent exemple de la façon dont Uber peut bénéficier aux passagers, aux conducteurs et aux villes ». 

Sans surprise, cet investissement et cette prise de participation dans le capital de l’entreprise n’est pas sans faire grincer des dents une partie des observateurs. Il faut dire que les quatre cinquième des clients d’Uber en Arabie Saoudite sont des clientes, puisque les femmes n’ont pas le droit de conduire. À ce sujet, Kalanick explique : « Évidemment, nous pensons que les femmes devraient être autorisées à conduire. Mais ce n’est pas le cas, et nous avons été en mesure de fournir une mobilité extraordinaire qui n’existait pas auparavant – et nous en sommes incroyablement fiers ».