Uber a porté plainte contre X à propos d’un vol de base de données portant sur ses chauffeurs, et pointe clairement du doigt son concurrent Lyft.

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La guerre des VTC est déclarée. Aux États-Unis, un fait divers qui vu d’ici est assez amusant, pourrait semer une petite pagaille dans le monde du transport de particuliers. En effet, Uber a récemment accusé Lyft, son principal concurrent sur le territoire américain, d’espionnage industriel. La firme californienne a même directement pointé du doigt Chris Lambert, le directeur technique de Lyft, qu’elle accuse d’avoir volé une base de données contenant les noms de 50 000 chauffeurs de l’entreprise en mai 2014, dans le but de faciliter ses manœuvres de débauchage, pratique courante entre les deux protagonistes.

Mais peut-on vraiment parler de vol ? Obligé par la loi américaine de rendre l’affaire publique, Uber s’est mis face à ses propres négligences. Visiblement, une clé de sécurité a été laissée par erreur sur un site public, GitHub, en mars 2014, et récupérée par un inconnu. « Le 12 mai 2014, ou aux alentours, et depuis une adresse IP ne correspondant pas à un employé d’Uber ou une personne associée, un inconnu a utilisé une clé de sécurité unique pour télécharger une base de données contenant des informations confidentielles », explique le rapport.

Et cette adresse IP est liée au directeur technique de Lyft, selon les accusations d’Uber, qui a porté plainte contre X puisque l’entreprise manque pour le moment de preuves. La base de données volée aurait permis à Lyft – si la firme est à l’origine du vol – de mettre la main sur les données de 50 000 chauffeurs Uber enregistrés, ainsi que sur les immatriculations des véhicules. Afin de rassurer ses chauffeurs, Uber a indiqué avoir changé ses protocoles de sécurité en septembre 2014, après découverte de la faille.

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