Cela vient en réaction à un projet de loi du gouvernement. Il souhaite contraindre les fournisseurs d’accès à donner un accès minimal à internet aux utilisateurs dans l’incapacité de régler leur facture. La Fédération Française des Télécoms (FFT) s’est insurgée et a clairement dit non.

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La FFT, c’est l’alliance qui regroupe les principaux fournisseurs d’accès de notre pays. Parmi ses membres, on compte Orange, Bouygues Télécom, et SFR Numéricable. Seul SFR Numéricable s’est désolidarisé de la FFT rejetant un projet de loi pourtant assez réaliste à notre époque.

Ce projet de loi vise à contraindre les FAI à donner un accès minimum (en débit ou en durée) à internet aux utilisateurs dans l’incapacité de payer la facture, jusqu’à ce que leur situation soit régularisée. Le ministère des communications estime qu’internet fait désormais partie des besoins primordiaux des citoyens, tels que l’eau, l’électricité ou le gaz. Internet permet en effet de rechercher un emploi, de communiquer, de ne pas se désocialiser et de rester informé. Une vision somme toute assez réaliste de l’outil indispensable qu’est devenu internet.

Mais la FFT ne voit pas les choses de cet œil. Selon ses membres, notamment Orange et Bouygues, « Nous ne sommes pas dans le même cas de figure que le gaz ou l’eau. Internet n’est pas indispensable au bien-être minimal ». C’est pourtant le caractère indispensable de la chose qui a fait la réussite de ces deux entreprises.

SFR Numéricable a toutefois eu la décence de marquer son désaccord avec la position de la FFT. Le fournisseur rejoint ainsi l’avis du conseil constitutionnel et de l’ONU qui ont déjà jugé que l’accès à internet devrait être considéré comme un droit fondamental. Peut-être que cette prise de position saura faire revenir des clients de moins en moins satisfaits par leurs services.

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