Lors de la conférence de presse annuelle de Mediatek Jeffrey Ju, nouveau co-PDG de la société a pris la parole au sujet des processeurs développés par les constructeurs de smartphones. Selon lui, il n’y a pas vraiment la place pour de nombreux acteurs dans ce domaine et l’homme ne craint donc pas les projets d’un SoC made in Xiaomi.

MediaTek

Les rumeurs autour d’un SoC conçu par Xiaomi se multiplient ces derniers mois. L’information avait été rendue publique en mai dernier, lorsque le PDG de Leadcore – un concepteur de processeurs mobiles – avait abordé le sujet. Plus récemment, en août dernier, on apprenait que Xiaomi avait débauché un ancien cadre de chez Qualcomm pour mener à bien son projet, qui devrait voir le jour en 2016. Mais MediaTek veut faire retomber le soufflet d’une puce développée par Xiaomi.

 

Le coût du développement

Lors d’une conférence de presse, Jeffrey Ju, le nouveau co-PDG de Xiaomi (avec Joe Chen) a abordé le cas des SoC développés par les constructeurs de smartphones. Selon lui, de telles puces ne peuvent pas toujours rivaliser avec les puces de MediaTek ou même Qualcomm pour plusieurs raisons. La première, c’est la question de quantité et donc de coût. Si un constructeur ne réussit pas à produire environ 200 à 300 millions de son SoC, celui-ci lui coûterait beaucoup trop cher.

 

L’expertise requise

L’autre raison est un peu plus évidente : la conception d’un processeur mobile requiert une expertise de haut niveau, que Xiaomi ne posséderait pas à cause de son trop jeune âge. Il faut toutefois rappeler que la puce développée par Xiaomi devrait reposer sur l’expertise de Leadcore, l’entreprise qui fournit déjà la puce LC1860 du Redmi 2A. Selon Digitimes, Leadcore aurait livré environ 3 millions de SoC à destination des smartphones en 2014, loin des 200 à 300 millions de SoC dont fait référence Jeffrey Ju. Ce qui n’empêche pas le concepteur de puce de produire des processeurs qui plaisent aux constructeurs, même si les SoC se limitent à l’entrée de gamme.

 

Pour l’entrée de gamme

En fait, tout l’enjeu est dans le rapport performance – consommation : s’il est assez simple de réaliser une puce basse consommation avec des faibles performances, la conception d’une puce performante est beaucoup plus complexe dans l’univers mobile. On l’a vu avec le Nuclun de LG qui a fait un flop et avec le Nuclun 2 qui ne serait pas assez puissant pour le LG G5. Xiaomi se dirigerait alors plutôt vers une puce maison destinée à ses smartphones d’entrée de gamme. Pour le reste de la gamme, la firme chinoise compterait toujours sur Qualcomm et MediaTeK.

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