Le film Minority Report avait vu juste : les voitures autonomes n’auront pas besoin de feu rouge aux intersections comme viennent de le démontrer des chercheurs internationaux du MIT, du ETHZ et du CNR. L’idée est simple : les voitures autonomes étant connectées, elles pourront communiquer entre elles et avec les infrastructures pour ne pas se percuter aux intersections, sans avoir besoin de s’arrêter. De quoi réduire la pollution et les embouteillages dans les villes.

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Si vous avez déjà pris la ligne 1 du métro parisien depuis qu’elle a été automatisée (c’est-à-dire sans conducteur), vous avez déjà dû vivre une drôle d’expérience : le métro s’approche d’un feu rouge (une relique du temps où la ligne n’était pas automatisée) sans ralentir comme l’aurait fait un conducteur. Le feu passe alors au vert quelques millièmes de seconde avant que le métro ne dépasse la signalétique. La magie ? Le métro connaît la position de chaque rame sur la ligne et sait exactement à quel moment un feu va passer au vert. Le métro n’a donc pas besoin de s’arrêter avant un feu rouge ou de trop décélérer, puisque les algorithmes savent avec précision la vitesse nécessaire pour un trajet fluide et sans à-coups. Les voitures autonomes pourraient bien intégrer un tel système pour supprimer les feux rouges des intersections, qui ont été mis en place il y a 150 ans pour les calèches.

 

Plus besoin de feu rouge

Des chercheurs de différentes universités (MIT aux États-Unis, ETHZ en Suisse et CNR en Italie) ont planché sur le sujet, s’inspirant du film Minority Report. L’idée semble simple : permettre aux voitures autonomes de ne pas s’arrêter aux intersections grâce à la communication entre les voitures entre elles, mais aussi entre les voitures et les infrastructures. Dans ce modèle, chaque voiture qui approche d’une intersection connaît l’intention des autres voitures et donc leur trajectoire. Il suffit alors que toutes les voitures réduisent légèrement leur vitesse pour permettre le passage de chaque voiture, sans accrochage, à la seconde près. La vidéo des chercheurs est assez parlante.


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On se rend alors compte que la solution baptisée « light traffic » permet de considérablement réduire les embouteillages en fluidifiant la circulation. L’autre avantage, c’est la diminution de la pollution, puisque les voitures ne sont plus en phases permanentes de décélération et accélération, mais conservent une vitesse stabilisée. Enfin, les piétons et les cyclistes seront pris en compte par ce système même si les chercheurs n’ont pas vraiment détaillé la manière de faire.