La Google TV qui peine à fédérer, ne dispose que d’un catalogue d’applications très mince. Les choses devraient changer, car le développement vient d’être grandement facilité.

Google TV

La Google TV n’est pas un projet nouveau chez Google, car les premiers produits sont sortis en octobre 2010 avec deux constructeurs importants : Logitech et Sony. Malheureusement face à un prix élevé, des performances en demi-teintes, le public n’a pas répondu présent. Il faut dire que la plateforme n’utilisait que des processeurs de la famille Intel, là où Android était exclusivement tourné vers l’ARM sur les smartphones et les tablettes.

Lors de la Google I/O 2011, un reboot a eu lieu permettant de lancer la deuxième génération de Google TV intégrant le Play Store. Désormais basée sur Android 3.1 et des processeurs ARM, l’interface a été entièrement revue et les partenaires se sont multipliés : LG, Vizio, Hisense et toujours Sony. Par ailleurs, le japonais est le premier à avoir franchi le pas et à proposer sa box NSZ-GS7 en Europe. Malheureusement le rendu est loin d’être convaincant, la faute à un système encore trop jeune, composé de peu d’applications et d’un support multimédia très léger. Une preuve de cet échec : l’entreprise française Archos préfère utiliser une interface tablette pour sa TV Connect.

Au CES 2013, nous avons eu droit à la troisième génération de Google TV. Les changements sont bien moins nombreux, mais les entreprises y croient, avec en tête d’affiche LG qui va sortir aux Etats-Unis pas moins de sept télévisions. D’autres partenaires viennent s’ajouter, notamment Asus, Netgear ou TCL. Parmi les nouveautés logicielles, on retrouve un nouveau launcher, une reconnaissance vocale impressionnante qui permet de chercher une vidéo, ouvrir une application, afficher une chaîne ou même de pouvoir répondre à des requêtes du type « film ayant lieu à Las Vegas avec des cambriolages de casinos ». L’application TV & Films est maintenant renommée en PrimeTime et améliore le confort pour accéder au contenu. Enfin l’application YouTube a été mise à jour et permet de lire une vidéo depuis son smartphone ou sa tablette, comme le fait la Nexus Q (pour les rares possesseurs de l’appareil).

Google TV

Hélas malgré cette troisième génération de produits, le catalogue d’applications est toujours aussi mince et les systèmes d’exploitation concurrents (Samsung Smart TV étant le plus important) arrivent à faire mieux. Une des causes de cet échec provient des outils offerts aux développeurs. Alors qu’il est très simple d’utiliser l’émulateur pour les smartphones et les tablettes, la Google TV nécessitait d’avoir un ordinateur sous Linux avec KVM.

Bonne nouvelle, car le Google TV Add-on API Level 13 vient de sortir et offre enfin un support étendu à Windows, Mac OS X. Plus besoin de KVM, mais uniquement de l’accélération matérielle Intel (également disponible sur l’émulateur standard d’Android). Si vous avez un processeur AMD, vous serez malheureusement toujours limité à l’ancienne méthode. Cette nouvelle version intègre des corrections de bugs, mais aussi le navigateur basé sur Chrome.

Pour pouvoir le télécharger il suffit de se rendre dans l’Android SDK Manager. Par la suite, la création de l’AVD ne change pas et se fait soit par l’interface utilisateur, soit en ligne de commande :

./android create avd -n GoogleTV -t xx Auto-selecting single ABI x86 Created AVD 'GoogleTV' based on Google TV Addon (Google Inc.), Intel Atom (x86) processor, with the following hardware config: hw.lcd.density=213 hw.keyboard.charmap=Emulator hw.keyboard=yes vm.heapSize=256 hw.ramSize=1024 disk.dataPartition.size=128m ./emulator -avd GoogleTV -gpu on

Google TV

Vous pouvez alors commencer à développer vos applications. Quelques éléments à prendre en compte : une Google TV n’est pas tactile, utilise un écran large, ne possède pas des capteurs comme l’accéléromètre ou la boussole numérique, n’intègre ni une caméra, ni un GPS, ni du Bluetooth, ni un micro. Ajoutons à cela l’absence de support du NDK (la possibilité de créer des applications avec du code natif).

Si vous souhaitez développer uniquement pour Google TV, pensez à rajouter cette ligne dans votre AndroidManifest.xml :

<uses-feature android:name="android.hardware.touchscreen" android:required="false"/>

En revanche si vous voulez faire une application « universelle », c’est-à-dire compatible smartphones et tablettes, vous devrez placer vos layouts dans le dossier layout-large-notouch et vos ressources dans drawable-land-tvdpi (pour du 720p) ou dans drawable-land-xhdpi (pour du 1080p). Pour plus de détails, n’hésitez pas à lire cet article qui vous donnera quelques détails supplémentaires, bien qu’il utilise Linux/KVM.

Il ne reste plus qu’à laisser les développeurs s’approprier la plateforme et lui donner les éléments nécessaires à sa réussite.

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