Le jeu vidéo mobile a le vent en poupe, et cela n’a rien d’une nouveauté. Cependant, sa capacité à générer des revenus est moins aisée à évaluer, si ce n’est par des estimations globales auxquelles viennent s’ajouter celles de Agence Française pour le Jeu Vidéo, l’AFJV.

 Jeux

Que retirer de l’infographie publiée par l’AFJV, et condensant des chiffres issus d’études eMarketer, INSEE, GARTNER ou NEWzoo ? D’abord, que le jeu mobile recenserait désormais près de la moitié du total des joueurs dans le monde, puisque sur 1,2 milliard de joueurs, 500 millions seraient des joueurs mobiles. L’industrie, dans sa globalité, semble de plus en plus rémunératrice, avec 70 milliards de dollars générés en 2013, contre 51 milliards dans le domaine de la vidéo, et 50 milliards dans celui de la musique. Les attentes de l’association sont assez optimistes, puisqu’elles prévoient que les revenus liés au jeu mobile exploseront à 86 milliards de dollars en 2016, quand les autres secteurs culturels resteront stables. Le jeu mobile, qui nous intéresse ici, devrait bénéficier largement de cette augmentation puisque, toujours selon ces prévisions, de 17 % des revenus générés en 2013 (12 milliards de dollars), ils représenteront 28 % des revenus en 2016, soit 24 milliards de dollars. Notons que pour la France seule, 16 millions de personnes joueraient sur mobile, et rapporteraient un chiffre d’affaires de 273 millions d’euros pour l’année 2013.

Le mouvement le plus intéressant souligné par l’étude a notamment trait à la monétisation des jeux proposés sur les plateformes mobiles. Les aficionados de jeu sur smartphone ou tablette l’auront remarqué : des titres auparavant proposés sur un modèle payant, voire avec un peu de publicité, préfèrent aujourd’hui passer à un modèle freemium. Pensons par exemple à FIFA 14, sur le Play Store, ou encore à Plants vs Zombies, lesquels sont passés de modèles économiques premium à du freemium. Sans oublier évidemment le destin de certains éditeurs tels que King.com, lequel ramasse actuellement un joli pactole assuré par le fameux Candy Crush Saga, téléchargé 500 millions de fois en un an. Si la firme ne précise pas exactement les revenus associés à ce titre freemium, on parle de 875 000 dollars par jour.

De ce point de vue, les chiffres avancés par l’infographie sont éloquents : plus de la moitié des jeux s’appuient, depuis cette année seulement, sur un modèle freemium et non plus premium, dans un mouvement qui ne devrait que s’accentuer dans les prochaines années. Et rappelons

Infographie AFJV

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