Cela fait trois ans que plusieurs entreprises avaient porté plainte à Bruxelles contre le géant de l’internet Google. De très grosses compagnies du web comme Expedia ou Tripadvisor se sont jointes à la fête en formulant elles aussi des accusations. La commission avait fini par ouvrir une enquête pour abus de position dominante. La procédure s’est nommée « Antitrust » et accuse Google de pratiques anticoncurrentielles

Google utiliserait son moteur de recherche pour mettre en avant ses services internes selon les entreprises plaignantes. Par ce biais, il contriburait à limiter la visibilité des services offerts par la concurrence. Il s’agirait alors de profiter abusivement de sa position dominante sur certains marchés clés. Depuis, Google est engagé dans un dialogue musclé avec la commission afin de trouver un accord à l’amiable.

La commission européenne a Google dans le colimateur

La commission réprimande Google pour « abus de position dominante »

On apprend aujourd’hui que les propositions de Google n’ont convaincu la commission européenne de sa bonne foi. Le commissaire à la concurrence,  Joaquin Almunia, a déclaré sur une radio espagnole que les propositions faites par Google « ne sont pas acceptables ». La commission conserve des « inquiétudes en matière de concurrence » et désire une prise en compte plus importante des rivaux de Google sur son moteur de recherche.

Il y a quelques semaines, des concurrents ont d’ailleurs vivement critiqué Google en déclarant que les solutions avancées étaient insuffisantes. Certains ont même estimé qu’elles étaient de nature à aggraver le problème. La commission a l’air d’avoir entendu ces arguments néanmoins, pour le moment, aucune sanction contre Google n’est prévue.

Le Commissaire Almunia a tout de même déclaré :« Il reste peu de temps, mais la balle est encore dans le camp de Google ». La firme américaine à réagit rapidement et a fait savoir qu’elle allait entreprendre des changements plus signifiants dans ses pratiques. Ces changements seraient de nature à satisfaire la commission et la concurrence en augmentant nettement la visibilité de ceux-ci. Entre cette affaire et ses investissements sur la 5G, on peut dire que la commission européenne est très présente dans les affaires du web.

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