Et si les étudiants français pouvaient se connecter à internet durant leurs examens ? C’est l’idée qui a été soumise au Président François Hollande dans un rapport remis le 8 septembre dernier. D’après les auteurs du rapport, cet évolution semble « inéluctable ».

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C’est un rapport de 250 pages que le StraNES, comité pour la Stratégie nationale de l’enseignement supérieur, a présenté le 8 septembre au président de la république. Le but de ce rapport est de donner des pistes au gouvernement pour « inventer l’éducation supérieure du XXIe siècle ».

Des ordinateurs pour tous

L’environnement numérique de travail doit désormais être la règle, ce qui exige un accès des étudiants à un ordinateur, la mise en place des infrastructures nécessaires mais surtout un usage systématique par les enseignants et enseignants chercheurs qui auront été formés et impliqués.

La première grande idée est de mettre à disposition de tous les étudiants et enseignants des infrastructures numériques modernes et fonctionnelles. Tous les étudiants devront pouvoir avoir accès à un ordinateur.

Si les étudiants n’ont pas les moyens d’acheter un ordinateur, les établissements devront mettre en place un système de prêt pour que chacun d’entre eux puisse s’en servir. Les enseignants quant à eux devront privilégier les supports numériques pour dispenser leurs cours.

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Ordinateurs et accès à internet pendant les examens

Cela fait maintenant plusieurs décennies qu’on autorise les calculatrices dans les examens ; l’étape suivante est d’autoriser – comme au Danemark par exemple – les ordinateurs avec accès total à Internet. Cette étape est inéluctable, anticipons-la afin de permettre le déploiement d’une formation adaptée au monde qui nous entoure

L’autre grande piste de ce rapport est celle de l’autorisation des ordinateurs et d’internet pendant les examens. Selon le rapport qu’on le veuille ou non nous devrons y passer car c’est l’évolution logique des choses, on ne peut pas continuer à vivre hors de son temps.

Néanmoins, il est précisé que si ces nouveaux outils sont autorisés alors « les épreuves devront évoluer en conséquence ». Pour être plus clair, au lieu d’interroger les élèves sur des connaissances théoriques accessibles n’importe où sur le web, les professeurs devront plutôt évaluer « la capacité à savoir trouver l’information pertinente, à la comprendre pour la réinvestir dans une production personnelle ou collective ».

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D’après l’Elysée, le rapport sera débattu cet automne devant le Parlement. Il reste encore un peu de temps avant de voir nos universités passer en version 2.0. Au Danemark, les facs sont déjà équipées et les modalités d’examens ont déjà changé, et globalement tout semble bien se passer.

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