Huawei a de grandes ambitions et n’hésite pas à le rappeler régulièrement. Yu Chengdong, directeur de la firme, s’est d’ailleurs étendu une nouvelle fois sur le sujet et sur les leviers qui seront utilisés pour atteindre son but.

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Encore inconnu du grand public en Occident il y a quelques années, Huawei est devenu un acteur incontournable du marché mobile, aidé au passage par sa marque alternative, Honor. Interrogé par le Wall Street Journal, Yu Chengdong, directeur de Huawei, en a dit un peu plus sur ses plans à venir.

L’homme d’affaires voit sa société au sommet, dépassant Apple et Samsung en terme de volumes vendus d’ici cinq ans. D’ici là, Huawei devrait représenter 25 % du marché selon lui. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’il émet cette hypothèse puisqu’en octobre dernier déjà, il affirmait pouvoir atteindre la première marche du podium d’ici 2017. Ses objectifs ont donc été légèrement revus à la baisse depuis afin de se montrer un peu plus réalistes.

Des chiffres flatteurs

Il faut dire que Huawei se porte bien, malgré les difficultés rencontrées par le marché. Avec une hausse de ses ventes de 59 % au premier trimestre, la firme de Shenzhen affiche une très belle progression alors que ses deux concurrents, Samsung et Apple, ont respectivement vu leurs ventes stagner et baisser de 14 % sur la même période. Il se positionne ainsi juste derrière les deux géants de la téléphonie mobile avec 8,3 % des parts de marché, contre 15 % pour l’Américain et 23 % pour le Coréen.

Il est néanmoins important de rappeler que durant ces trois mois, Huawei a été la seule des trois entreprises à lancer un nouveau produit haut de gamme, le P9.

Des marchés à conquérir

Cette progression provient essentiellement du segment premium, selon Yu Chengdong. « Si vous voulez être le vendeur numéro un, vous devez être numéro un sur le haut de gamme » précise-t-il. Avec un très bon développement dans son pays d’origine, la Chine, mais aussi en Europe et au Moyen-Orient, Huawei arrive à s’imposer un peu partout dans le monde. Il lui reste néanmoins encore de la marge avec le continent américain, où sa présence est encore très minime. Il faut dire que le chinois n’est pas vu d’un bon œil aux États-Unis après avoir été accusé de menacer la sécurité nationale en 2012. Cela ne l’empêche pas pour autant d’être actuellement en discussions avec des opérateurs locaux afin de se développer rapidement au pays de l’Oncle Sam.

Des partenaires de premier ordre

Pour arriver à ses fins, Huawei sait s’entourer. Yu Chengdong affirme par exemple que son partenariat avec Leica continuera au moins jusqu’en 2021. Une précision bien moins vague que la simple mention de « collaboration à long terme » évoquée un peu plus tôt dans l’année.


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Le second partenaire qui devrait aider Huawei à se hisser au sommet n’est pas des moindres puisqu’il s’agit de Google. Après une coopération fructueuse pour la conception du Nexus 6P, les deux sociétés sont de nouveau main dans la main pour Daydream, le programme de réalité virtuelle de la firme de Mountain View. Yu Chengdong annonce d’ailleurs qu’un smartphone compatible sera lancé dès cet automne. On peut donc s’attendre à de nouvelles révélations aux alentours de l’IFA, le salon berlinois qui se déroulera du 2 au 7 septembre.