La saga judiciaire au sein de la société HTC prend aujourd’hui un nouveau tournant. Le responsable du design Thomas Chien ainsi que cinq autres personnes ont été mis en examen par la justice taïwanaise.

HTC

Le bureau du procureur de Taipei l’a annoncé aujourd’hui : l’ancien vice-président chargé du design chez HTC est désormais entre les mains de la justice taïwanaise. Dès septembre dernier, quelques fuites au sujet de soupçons d’espionnage industriel avaient transparu, quand l’actualité se concentrait principalement sur les licenciements pratiqués par la firme aux USA, la faute à des finances à la peine, pour la première fois dans le rouge à la fin de l’année.

L’affaire n’en est pas restée là, puisque des noms sont désormais associés à ces suppositions : Thomas Chien, l’ex vice-président responsable du design chez HTC, et qui aurait notamment travaillé sur la prochaine interface aux couleurs de la marque, Sense 6.0. Laquelle pourrait être emportée dans le prochain smartphone phare de HTC, le One 2. Il semblerait que l’homme ait communiqué des informations confidentielles à cinq autres individus avec lesquels ils prévoyait de lancer une nouvelle société. L’entrevue aurait eu lieu à Beijing… De là à songer aux rumeurs précédentes évoquant de l’espionnage industriel chinois, il n’y a qu’un pas.

Les accusations portées à l’encontre de Thomas Chien ne s’arrêtent pas à une affaire d’espionnage, mais concernent également des notes de frais falsifiées, et dont les montants cumulés ont dépassé le million de dollars, à en croire l’enquête menée à Taïwan. A cela s’ajoutent des poursuites pour abus de confiance et la réception de pots-de-vin, ce qui porte la peine encourue par l’ancien VP à dix années de prison.

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