Quand il n’exprime pas dans les médias sa rancœur vis-à-vis de l’UFC Que Choisir ou son intention de diviser les prix de la 4G par deux, Free Mobile envoie des lettres à ses concurrents. En l’occurrence aujourd’hui SFR et Bouygues Telecom pour leur faire part de son désir de rentrer dans le projet de mutualisation de leurs réseaux respectifs.

Evoqué pour la première fois l’été dernier, cet accord de mutualisation a pour but de partager les antennes relais 2G et 3G des deux opérateurs afin de proposer une meilleure couverture à leurs abonnées. Une initiative justifiée par une volonté de moderniser le marché de la téléphonie mobile même si leur envie commune de contrer Free Mobile pourrait-être une des motivations sous-jacentes de cet accord.

Free Mobile veut rentrer dans l’accord de mutualisation Bouygues-SFR.

Mutualisation SFR-Bougues Telecom, Free Mobile veut sa part du gâteau

Dans ce courrier adressé par Free Mobile à SFR, Bouygues Telecom mais également à l’Arcep et à l’Autorité de la Concurrence, voici ce qu’on peut lire :

Un accord entre deux des trois opérateurs de réseaux mobiles historiques qui ne prévoirait pas l’accueil du quatrième opérateur nous semblerait être un facteur de déstabilisation majeur. De plus, un tel accord pourrait être juridiquement critiquable.

Avec cette dernière phrase, la possibilité que Free Mobile aille en justice en cas de refus de la part d’SFR ou Bouygues Telecom est clairement suggérée. Un caractère procédurier qui commence une vraie marque de fabrique chez le quatrième opérateur français qui a récemment fait part de son intention de déposer plainte contre l’UFC Que Choisir suite à sa récente étude sur les débits 3G des opérateurs.

L’accord de mutualisation loin d’être abouti.

Faute de déclarations officielles de la part des deux opérateurs historiques, SFR a néanmoins précisé qu’il n’était pas défavorable à la demande de son concurrent avant de tempérer les choses en rappelant que, pour l’heure, l’accord de mutualisation était loin d’être abouti et que cette requête était donc prématurée.

Le PDG d’Orange a, pour sa part déclaré qu’il n’avait aucun besoin de mutualiser son réseau et disposait de tous les moyens pour fonctionner tout seul. Toutefois aucun de ses deux concurrents n’a sollicité sa participation au projet.

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