Le marché du gaming mobile est en pleine croissance et commence à attirer sérieusement les gros éditeurs, qui ne voyaient là qu’une simple occasion de proposer des « applications compagnon ». C’est donc sans surprise que nous apprenons que Capcom réorganise sa division mobile afin de recentrer ses activités.

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Après Nintendo (qui vient de sortir sa première application) et Konami, c’est désormais au tour de Capcom de s’intéresser de près au marché du jeu mobile. Disposant de séries très populaires (Street Fighter, Resident Evil, Devil May Cry…), l’éditeur nippon souhaite exploiter ces sagas sur mobile. Aussi, dans un communiqué de presse officiel, Capcom a annoncé en fin de semaine dernière la création d’une division consacrée au business mobile.

Un marché lucratif

Il est vrai que les jeux mobiles représentent une manne d’argent sur laquelle les éditeurs ne peuvent pas cracher et les parts de marché sont en constante évolution. Ainsi, de 27,5 milliards de dollars générés en 2015, le marché du gaming sur smartphones et tablette devrait passer à 37,4 milliards en 2019. C’est donc une étape naturelle pour Capcom, qui profite de cette occasion pour renommer sa branche Beeline Interactive en Capcom Mobile. Cette nouvelle stratégie devrait « renforcer le contenu à licence en Asie […] dans le but d’accroître son chiffre d’affaires dans cette région ». La localisation de ces nouveaux titres mobiles pour l’Occident n’est toutefois pas évoquée ici.

Capcom indique vouloir sortir au moins quatre jeux mobiles d’ici la fin de l’année fiscale qui se termine le 31 mars 2017. Trois licences sont d’ores et déjà citées : Monster Hunter, Sengoku BASARA et Mega Man, trois IP (Intellectual Properties) très fortes en Asie. Leur caractère très asiatique laisse néanmoins craindre qu’une sortie en Europe n’est pas à prévoir dans l’immédiat, et ce malgré le succès qu’a pu rencontrer le dernier Monster Hunter dans nos contrées.