Près de deux ans après ses premières apparition, la montre Blocks revient sur le devant de la scène. Ses premiers pas publics s’effectueront sur le site de financement participatif Kickstarter dès la semaine prochaine. 

Blocks

Alors que le Projet Ara s’est plusieurs fois remanié, et risque fort de ne pas réellement prendre la forme d’un smartphone modulaire à destination du grand public, l’un de ses cousins lointains, Blocks, poursuit sa route. Cette montre constituée d’éléments personnalisables et interchangeables, apparue pour la première fois au début de l’année 2014 sous la forme d’un concept bien difficile à imaginer au poignet, a bien changé depuis ses débuts, et même depuis sa dernière apparition au CES 2015. Blocks a d’ailleurs annoncé en juin dernier la signature d’un partenariat avec Qualcomm, afin que sa montre soit équipée d’un SoC Snapdragon 400 lui conférant ses connectivités WiFi et Bluetooth.

Capture d’écran 2015-10-07 à 10.50.22

D’un appareil constitué d’éléments très géométriques, en plastique, on aperçoit désormais un appareil nettement plus moderne, à l’heure où les montres sous Android Wear et nombre de concurrentes s’appuyant sur d’autres OS ( la Gear S2 de Samsung sous Tizen, par exemple, ou la Watch d’Alcatel OneTouch) passent aux cadrans ronds. Ses modules, à l’apparence métallique, semblent désormais légèrement incurvés pour épouser la forme du poignet, et plusieurs couleurs sont prévues – au moins de l’argenté et du doré. En somme, d’un produit geek à visant un public de technophiles et de curieux, la montre Blocks cherche à se mêler au monde agité des montres connectées, cette fois tournées vers le mobinaute presque lambda.

Combinaisons de modules

Nombre de détails manquent encore à l’appel, même si Blocks Wearables a précisé quelques-unes des caractéristiques de son produit. On sait que la montre tournera non pas sous Android Wear, mais sous une version modifiée d’Android, ici Lollipop : une pratique risquée, puisque ceux qui s’y sont essayés avant lui, souvent en s’appuyant sur un Android sans modification, ont peiné à convaincre. On attend également des modules variés, incluant un capteur d’UV, de rythme cardiaque ou de température, mais aussi un GPS, un appareil photo, un port pour carte SIM, évidemment une batterie, mais aussi différents types d’écrans (LCD ou e-Ink). La firme évoque une plateforme ouverte, et des combinaisons de modules aux « possibilités infinies ». Toutefois, Blocks doit encore détailler précisément la manière dont ces éléments sont reliés entre eux, tant matériellement que logiciellement.

blocks

La campagne Blocks démarrera le 13 octobre prochain sur Kickstarter. Elle sera l’occasion d’éclaircir d’autres points non moins cruciaux, à savoir le prix envisagé et la disponibilité réelle de cette montre qui, de retard en retard, a décalé son opération de financement de près de 6 mois, et ne laisse que peu d’espoir de la découvrir la montre avant la fin du premier trimestre 2016. Rappelons que l’on évoquait initialement un tarif situé autour de 150 dollars pour le module-écran, et d’une cinquantaine de dollars pour les modules individuels.

Comments

comments

Vous aimerez aussi :

  1. Blocks : une montre modulaire dans le même esprit que le projet Google Ara
  2. Pebble 2.0 sur Google Play : la montre se dote (enfin) d’un vrai portail d
  3. La montre Toq de Qualcomm arrive le 2 décembre aux États-Unis
  4. En vidéo : Project Ara, le smartphone modulaire qui évolue selon vos envies
  5. HTC One A9 : une nouvelle fuite d’images montre un design très proche de l ’iPhone 6