Les wearable devices sont les objets électroniques de l’avenir. Sécuriser ce segment de marché en créant un System On a Chip économique all-in-one est l’objectif de MediaTek. La compagnie de semi-conducteurs taïwanaise travaille actuellement sur Aster, un SoC intégrant processeur, mémoire flash & RAM ainsi que le Bluetooth. Le but est d’intégrer cette petite puce à des objets connectés bon marché à destination de la Chine.

MediaTek MT8135

Une puce microscopique intégrant toutes les fonctionnalités de l’objet dans laquelle elle est logée. Ce projet est en cours chez MediaTek. Son nom de code est “Aster”. Selon toutes vraisemblances, ce SoC accueillera un processeur ARM7 ESJ, un espace mémoire (4 Mo Flash & 4 Mo SRAM), un module Bluetooth 4.0 et une gestion de l’énergie, le tout contenu dans un petit rectangle de 5,4 mm de largeur et de 6 mm de longueur. Il pourrait alors bien s’agir du plus petit SoC à intégrer autant de fonctionnalités. Des caractéristiques qui collent assez bien avec les nécessités des objets connectés. Parce que Aster n’est pas destiné à un modèle unique de smartwatch ou de traqueur d’activité, MediaTek assurerait que son SoC s’adaptera facilement aux produits dans lesquels il prendra ses quartiers.

Vers la banalisation des objets connectés

Présenté comme une solution de référence pour les objets connectés, Aster devrait considérablement baisser le prix des objets connectés. C’est le but de la manœuvre : MediaTek évoque des wearable devices à moins de 50 dollars. Certes, avec un tel prix, il ne faut pas s’attendre à des miracles côté performance, et que dire de la durabilité ? De même, l’objet restera toujours dépendant du terminal avec lequel il sera connecté par Bluetooth. Clairement, le SoC est destiné plus à la quantité qu’à la qualité. Et si l’initiative de MediaTek aboutit, les objets connectés deviendront aussi banals que les smartphones, ordinateurs et autres, quoi qu’avec un fonctionnement Bluetooth les rendant dépendants à un téléphone.

Pourquoi la Chine d’abord ? On peut déjà dire que MediaTek, firme taïwanaise, est aux premières loges. La Chine dispose également d’un marché beaucoup plus évolutif que les marchés européens et américain. L’appétit pour les objets connectés y est plus grand, à condition que le prix soit abordable.

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