Au printemps 2015, TCL sortait sous la marque Alcatel OneTouch son « Idol 3 », un téléphone qui avait séduit la rédaction avec son rapport qualité/performances/prix imbattable. Affiché à son lancement au prix de 250 € dans son modèle à écran 5,5 pouces, le smartphone a en réalité bénéficié immédiatement de réductions et d’offres de remboursement permettant de l’acquérir pour un peu moins de 200 €. En somme, le meilleur téléphone de milieu de gamme de l’année passée s’est directement affiché à prix cassé. Un an plus tard, l’Alcatel OneTouch Idol 3 a-t-il tenu ses promesses dans la durée ?

Cet article a été écrit par Coralie Meunier.

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L’impression d’en avoir pour plus que son prix

J’ai craqué pour l’Alcatel OneTouch Idol 3 sur la recommandation personnelle du rédacteur de FrAndroid ayant été en charge du test du téléphone. Je cherchais à l’époque à remplacer mon Samsung Galaxy S3 4G que j’avais dû acheter précipitamment (et plein pot en boutique opérateur) sans trop réfléchir, suite au vol de mon Galaxy S4, à peine trois mois après son achat. Si j’étais très satisfaite de mon S4, je ne l’étais pas vraiment de mon S3 que j’avais pris en urgence par nécessité professionnelle. Au final, je ne l’ai jamais vraiment utilisé avec plaisir. Toujours échaudé par la perte de mon S4, il n’était pas question pour moi de réinvestir une somme très importante dans un téléphone haut de gamme cette fois-ci, mais il n’était évidemment pas question non plus de rogner sur les performances ni, tant qu’à faire, sur le design. L’Alcatel OneTouch Idol 3 en version 5,5 pouces semblait donc tout indiqué avec son prix de 200 euros après réduction.

En savoir plus : Test de l’Alcatel One Touch Idol 3 : le smartphone renversant

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L’Alcatel OneTouch Idol 3

S’il m’a fallu tout de même près de deux mois à l’obtenir suite à un problème de commande avec la Fnac qui a mis du temps à l’approvisionner, j’ai fini par le recevoir en juillet 2015 et l’ai immédiatement adopté. Le test réalisé l’an dernier l’explique bien : en main, l’Alcatel OneTouch Idol 3 fait au-dessus de son prix. Ses prestations correspondaient à ce que j’attendais de mon Galaxy S3 4G payé pourtant plus cher, par exemple. On n’a pas l’impression d’avoir à faire à une sous gamme.

 

Un écran très qualitatif

Il faut dire que l’écran Full HD a fait son petit effet « wow ». Le Full HD était alors une nouveauté totale sur cette gamme de prix, je ne m’attendais donc pas à bénéficier d’un aussi bon rendu, bien meilleur que celui de mon S3 précédent et je trouvais cet aspect « bel écran » que j’avais eu sur mon S4. J’ai vraiment senti le bond à l’utilisation. Par exemple, j’ai adopté les bulles de Messenger, qui ont trouvé leur place sur mon écran alors que je les avais désactivées sur mon S3 où elles me gênaient. Quant au fameux aspect « réversible » du téléphone, qui retourne son affichage pour que le haut soit toujours en haut même quand on le tient à l’envers, si aujourd’hui j’ai désactivé la fonction, je le saisis toujours dans le « bon » sens car je suis très habitué aux boutons, je l’ai trouvée utile les premières semaines et elle ne m’a quasiment pas posé problème. L’aspect « renversant » vanté par la pub est bien sympathique, mais vraiment pas révolutionnaire : l’argument sonne un peu creux quelques mois plus tard.

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Alcaltel a communiqué sur la symétrie de la façade du téléphone, plutôt réussie.

Enfin, le design du téléphone, est également très satisfaisant. Sobre, élégant, fin… J’ai été plusieurs fois interrogé par des collègues sur le modèle de mon téléphone, qu’ils confondaient avec des smartphones plus haut de gamme. Le bel écran est souligné par les bords aspect chromé et les haut-parleurs fins qui l’encadrent. Le son qu’ils produisent, aspect mis en avant dans la communication du téléphone, est également de bon niveau, assez fort et clair pour une utilisation prolongée agréable en vidéo ou en jeu, ou plus pragmatiquement, pour une utilisation en réveil bien sonore. Bref, en termes de ressenti utilisateur, l’Alcatel OneTouch Idol 3 passe vraiment plus pour haut de gamme que d’entrée de gamme et c’est un très bon point.

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Les haut-parleurs sont nichés dans de fines striures situées en haut et en bas du téléphone.

Des problèmes « courants » et déjà vus ailleurs

J’ai également apprécié la quasi-absence de surcouche logicielle, qui fait du bien après plusieurs années chez Samsung qui s’est montré de plus en plus envahissant au fil du temps. Je n’ai pas le souvenir d’avoir eu à batailler pour ne pas m’inscrire aux services et hormis un écran newsfeed que j’ai pu rapidement désactiver du launcher, je n’ai plus eu de trace de services Alcatel à utiliser. Il me reste tout juste le store propriétaire qui m’envoie quelques notifications occasionnelles pour mettre à jour mes applications non Google Play. Plusieurs applications étaient déjà installées d’origine (Facebook, Whatsapp, mais aussi Deezer ou des jeux Gameloft), mais tout peut être désinstallé sans avoir à batailler.

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Passé un an, le port jack du téléphone est pratiquement inutilisable.

En termes de performance, là aussi, que du très bon : je n’ai jamais ressenti de manque de puissance pour les applications que j’ai utilisées, sans jamais avoir non plus cherché à pousser le téléphone dans ses retranchements. Néanmoins, approchant des un an d’utilisation, je commence à ressentir les problèmes logiciels que j’ai habituellement avec un téléphone Android de cet âge : freeze occasionnels, lenteurs au lancement/changement d’application, téléphone qui manque de réactivité après unlock, casse-tête pour l’usage de la mémoire interne et mise à jour des applications sur SD… Et même quelques reboots intempestifs. Même avec quelques bonnes sessions de nettoyages, le téléphone a clairement perdu en stabilité et en fluidité, c’est assez voyant à côté d’autres smartphones Android, plus récents ou qui vieillissent mieux. C’est agaçant, d’autant que cela semble toucher spécialement les applications ayant recours au GPS (Maps, Uber…) où chaque seconde passée à attendre l’est généralement dehors. Bref, mon Alcatel One Touch Idol 3 s’est essoufflé assez vite en termes de fluidité à l’utilisation, et sans que cela le disqualifie totalement quotidien, cela ne m’incitera pas à prolonger sur utilisation au-delà de quelques mois supplémentaires.

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L’Idol 3 embarque un tiroir contenant la carte SIM et une carte micro-SD.

 

Un téléphone à changer d’ici quelques mois

Côté robustesse, il y a aussi du bon et du mauvais. Sans maltraiter mon téléphone, je n’en prends pas particulièrement soin et ne l’ai pas doté d’une protection, mais malgré plusieurs chutes, l’écran n’a pas été endommagé et seule la coque arrière présente des griffures d’usure, là aussi attendues. Le problème le plus ennuyeux qui s’est présenté est au niveau de la prise casque, qui fonctionne moins bien depuis quelques mois et présente de gênants faux contacts. Fréquemment, le téléphone détecte un retrait de la prise casque qui n’a pas lieu et interrompt donc l’application audio utilisée. Je commence à être un peu agacé de devoir fréquemment débrancher/rebrancher mon casque puis relancer la lecture, sans garantie qu’une coupure du même genre n’aura pas lieu cinq secondes plus tard. Un vrai point noir pour moi qui m’informe la journée principalement en écoutant la radio lors de mes déplacements.

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Au dos de l’appareil, quelques griffures et rayures tout à fait classique. Du point de vue du design, l’Idol 3 vieillit plutôt bien.

J’ai également subi occasionnellement des bugs avec le capteur photo avant, qui avait parfois du mal à s’initialiser, paralysant les applications photo avant de les faire bugguer. En dehors de cela, le capteur s’est révélé parfaitement satisfaisant pour le photographe extrêmement occasionnel que je suis. La mise au point en pointant à l’écran sur l’élément sur lequel procéder au réglage m’a toujours permis d’obtenir un résultat satisfaisant pour de simples photos personnelles, notamment en extérieur lumineux, mais je ne suis pas sûr que l’Alcatel OneTouch Idol 3 aurait pu vraiment tenir la route dans un contexte d’utilisation professionnelle ou pour des « beauty shots » sur les réseaux sociaux. Un point faible connu dès le test et dont j’ai tenu compte sachant qu’il ne me dérangerait pas. Côté batterie, là aussi, rien de très surprenant : il est possible de tenir une bonne journée d’utilisation, même si ces dernières semaines, celle-ci donne des signes de faiblesse en soirée si je ne l’ai pas chargée dans la journée.

 

Le sentiment d’avoir fait une bonne affaire

Au final, j’ai été plutôt heureuse de mon année avec mon Alcatel OneTouch Idol 3. Sa sobriété tant en design qu’en matière de surcouche, son très bel écran HD, sa puissance que je n’ai pas pris en défaut… Pour un téléphone à 200 €, j’ai eu les prestations que je m’attendais à avoir sur un appareil coûtant le double. Mais les problèmes qui se sont révélés à long terme, s’ils ne m’ont pas vraiment surpris, ne me permettront pas de le garder encore très longtemps. J’ai toujours mon Alcatel OneTouch Idol 3 bien en main et je n’ai pas un besoin urgent d’en changer, mais est à peu près désormais sûre que je le laisserais de côté avant la rentrée. Je garde quand même plutôt le sentiment d’avoir fait une bonne affaire. L’Idol 3 était l’un des meilleurs dans sa gamme quand je l’ai acquis, et même s’il s’est révélé dans la durée moins haut de gamme qu’il voulait le faire croire, il a tout de même tenu une bonne partie de ses promesses et m’a plus satisfait que déçu. Je ne regrette pas l’achat, je vois mal quel autre téléphone j’aurais pu prendre, même si je ne suis pas sûre  de retenter l’aventure sur cette gamme de prix.

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Dans notre série « Un an après », vous pouvez également retrouver les articles suivants :

  • OnePlus One : un an après, que vaut le flagship killer de 2014 ?
  • Samsung Galaxy S6 edge : un an après, est-il toujours au top ?