L’ARCEP a annoncé la semaine dernière que SFR devait faciliter à Free Mobile l’installation d’antennes sur les points hauts appartenant à l’opérateur au carré rouge. Free Mobile se plaignait de difficultés d’accès à ces points hauts alors que les opérateurs ont une obligation de partage.

Crédit image : LeMedia05.com

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L’ARCEP représente en France le gendarme des télécoms. À ce titre, l’autorité peut obliger les opérateurs à effectuer certaines actions et démarches. C’est le cas pour le partage des points hauts, ces endroits utilisés par les opérateurs – comme des châteaux d’eau, des pylônes ou des toits-terrasses – pour le déploiement des antennes 3G et 4G. Les opérateurs ont l’obligation de partager l’accès à leurs points haut pour les autres opérateurs, afin que ceux-ci puissent venir poser leurs antennes. Cela évite de démultiplier les points hauts sur le territoire – qui sont déjà au nombre de 40 000 – et donc de défigurer le paysage dans le but de préservation de l’environnement, mais aussi pour réduire la part de l’investissement destinée à la création de points hauts. À ce petit jeu, SFR n’était pas très fair-play avec Free Mobile.

En effet, la filiale d’Illiad partage de nombreux points hauts avec SFR et les conditions d’accès étaient jugées « satisfaisantes » en 2014 par l’opérateur. En revanche, Free Mobile s’est plaint à l’ARCEP de lenteur à compter de la fin de l’année dernière dans le processus de mise à disposition des pylônes. L’ARCEP a « considéré que la mise à disposition des pylônes par SFR, en 2015, se faisait à un rythme insuffisant, tendant à priver de leur portée utile les obligations réglementaires de SFR« .

 

Le gendarme des télécoms intervient

C’est pour cette raison que l’ARCEP vient d’obliger SFR à proposer à Free Mobile « un avenant au contrat concerné acceptant la commande de Free Mobile et prévoyant un calendrier de mise à disposition des sites. SFR devra ainsi respecter un rythme minimum de production, tel que défini par l’Autorité« . L’autorité a ajouté que des délais contraints ont été fixés, sans les préciser. Enfin, Free Mobile devra bien entendu respecter ses obligations contractuelles de son côté.

 

Des bâtons dans les roues ?

Le ralentissement du partage des pylônes par SFR vis-à-vis de Free Mobile peut être la volonté de l’opérateur au carré rouge de faire de l’ombre à l’opérateur de Xavier Niel, de plus en plus menaçant. En effet, aux dernières nouvelles et selon les chiffres de l’ANFR, Free Mobile disposait de 5 191 antennes en service sur le réseau 4G contre 4 535 pour SFR. Toutefois, ce dernier dispose de près de 3 500 antennes sur la bande 800 MHz, très utile pour la couverture du territoire. Aucun chiffre de couverture récent n’existe pour les deux opérateurs, mais on imagine qu’ils sont au coude à coude, même si SFR doit être particulièrement aidé par l’accord de mutualisation conclu avec Bouygues Telecom.

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