Une petite guerre a éclaté sur Twitter entre Xavier Niel et Arnaud Montebourg au sujet de la politique tarifaire low-cost adoptée par Free Mobile.

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Lorsqu’on vous parlait de guerre de la 4G, on n’imaginait pas qu’elle allait également se déclencher entre Xavier Niel et… Arnaud Montebourg. En effet, le ministre du Redressement productif avait tweeté en janvier 2012 à l’époque où le quatrième opérateur faisait son entrée sur le marché et que M. Montebourg ne faisait alors pas encore partie du gouvernement. Un tweet dans lequel le ministre, alors dans l’opposition, louait l’arrivée de Free arguant que son “forfait illimité [allait faire] plus pour le pouvoir d’achat des Français que Nicolas Sarkozy en 5 ans.” Xavier Niel, qui a annoncé l’arrivée de la 4G sur les forfaits à 2 euros par mois, a donc répondu (presque deux ans plus tard) au tweet d’Arnaud Montebourg, lui apprenant personnellement la nouvelle.

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Seulement voila, le ministre du gouvernement Ayrault a lui aussi rétorqué au tweet de Xavier Niel, changeant par là complètement de discours. Selon lui, c’est à cause des “excès low cost” de Free qu’il y aurait autant de destruction d’emplois dans le secteur des télécoms. Une déclaration à laquelle le vice-président du groupe Iliad n’a pas hésité à riposter, envoyant le ministre à ses bilans.

Pour comprendre réellement ce qu’il se passe entre les deux hommes, il faut remonter quelques mois en arrière lorsque Alcatel-Lucent a annoncé un plan social qui menaçait 2500 emplois en France. Suite à cela, le gouvernement avait sommé les opérateurs à faire preuve de patriotisme économique pour sauver le soldat Alcatel-Lucent. Free Mobile, faisant partie du quatuor des opérateurs hexagonaux, devait répondre favorablement à la sollicitation de l’exécutif mais force est de constater que le dernier arrivant a continué à se procurer ses antennes ailleurs, ce qui a fortement déplu à Montebourg et au gouvernement de manière générale.

Xavier Niel a toutefois affirmé il y a quelques semaines dans l’émission complément d’enquête que Free Mobile avait su “rendre 0,7 % de pouvoir d’achat aux Français.” De plus, il n’est pas prouvé que les destructions d’emplois chez les opérateurs sont directement liés à la politique tarifaire pratiquée par Free. Sur Twitter, Xavier Niel s’est même fendu d’un bilan plutôt positif : Free Mobile emploierait près de 5000 personnes tandis que le secteur des télécoms comptait au total 10 000 emplois supplémentaires en 2012 par rapport à 2009 !

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